Fumée dans le ciel – L’Eschylliade -1-22-4

Fumée dans le ciel

Fumée dans le ciel - Fin du chapitre 22Résumé de l'épisode précédent

Fumée dans le ciel – Fin du chapitre 22

Fumée dans le ciel suit l’épisode Retour dans la neige. Bélerin et Romilor partent explorer l’origine d’un feu et découvrent l’horreur.

Résumé de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédant Fumée dans le ciel, qui se nommait, je te le rappelle, ô fidèle lecteur, ô délicieuse lectrice, Retour dans la neige, tandis que nous rentrions en contournant la colline de Bi, la loupine se comportait de façon ridicule avec les petits deux-pattes.

22. Un crime sur le retour – chapitre 22

Quatrième et dernier épisode du chapitre 22 : Fumée dans le ciel

C’est à la fin du troisième jour que nous avons aperçu un trait de fumée qui montait vers le ciel.
— Encore un nain qui a oublié d’éteindre sa pipe, dit Léo en clignant de l’œil à l’adresse de Romilor.
Nous ne pouvions tous aller voir le foyer de cette bouffarde. Il fut décidé que Bélerin et Romilor iraient enquêter discrètement. Mon maître voulut argumenter qu’en cas de combat, il ne saurait aussi bien se défendre que Tolga ou Léo. Romilor le rassura : elle prendrait bien garde à ce qu’il n’y ait aucun risque.
— Tu as peur ? murmurai-je sardoniquement dans sa tête.
— Bien sûr ! Mais nous n’avons pas le choix.

De loin, on pouvait croire au filet de fumée sortant d’une pipe à tabac. De près, c’était le signe d’un brasier qui avait réduit en cendres plusieurs corps de bâtiment. Il ne restait que la maçonnerie, noire de suie, et quelques poutres calcinées, effondrées entre des vestiges de murs et une absence de toit. La chaleur avait été telle qu’un disque noir marquait l’emplacement de ce qui avait été autrefois une ferme florissante. Bélerin et Romilor se regardèrent, et je perçus la pensée de mon maître, qu’il exprima à haute voix.
— Heureusement que les enfants n’ont pas vu ça.
— Ni les prisonniers, ajouta la liane qui eut alors un haut-le-cœur.
Elle venait d’apercevoir un homme étendu, pauvre pantin désarticulé, une fourche serrée contre sa poitrine, qui portait une blessure horrible et béante au visage. Le flot de sang qui s’en était écoulé lui avait fait une auréole noire. Ses yeux, ternis, fixaient le ciel avec stupéfaction. Il avait découvert à sa dernière seconde de vie que la mort prend toujours par surprise. La liane vomit une première fois. Puis, elle fit lentement le tour de la zone carbonisée. Quand elle revint, elle était très pâle.
— Il n’a pas neigé par ici depuis quelque temps.
Elle ajouta :
— C’était il y a trois jours et ils étaient deux…
— Deux ? répondit en écho mon maître.
— Deux, confirma la liane.
Leurs regards se croisèrent. Ils s’étaient compris. Les deux elfes sombres avaient signé leur forfait. Ils ne connaissaient pas la compassion. Leurs seuls plaisirs étaient dans le meurtre et la perversion. Romilor avait relevé des traces s’éloignant du cercle de destruction. Ils racontaient un drame. C’étaient les pas affolés d’une mère fuyant et portant son enfant dans ses bras. Le dénouement était au bout de cette piste sous la forme de deux corps formant une tache rouge dans la neige immaculée. Le meurtrier avait abattu la mère d’un carreau d’arbalète. Il était ensuite venu achever le bébé. Je vis les larmes de mon maître couler devant ce tableau pitoyable. Pourtant, aucun rayon de soleil ne perçait la voûte sombre.
— Je vengerai ce crime abject et gratuit, l’entendis-je murmurer. Zimolia Ferenthil, puisque tel est ton nom, je te débusquerai, où que tu sois, et tu seras punie, toi, ainsi que ton comparse.
(À suivre)

Le plaisir du feuilleton

Où commencer la lecture ?La table des liens

Où commencer la lecture ?

Fumée dans le ciel décrit, comme son titre l’indique, l’apparition d’une fumée dans le ciel, qui attira notre attention, dans le chapitre 22, Un crime sur le retour, de Ne pas se fier aux apparences. Si tu abordes le récit de ce quatrième épisode du vingt-deuxième chapitre du premier tome de ma deuxième vie pour la première fois, cher lecteur, il est possible que tu n’y entraves que couic (comme disent si joliment les deux-pattes). Surtout avec tous ces chiffres et nombres qui s’additionnent les uns aux autres, prenant le risque de se soustraire à ton regard, car tu es un deux-pattes, ce que tu nommes un humain, et donc faillible, facile à distraire. De plus, savoir que je suis un chat (siamois de surcroît) risque de te perturber. Je n’irai pas jusqu’à écrire que cela te causera des angoisses au cœur. Mais je te convie, en toute simplicité, à lire les précédents chapitres, à commencer par le premier. Ce n’est pas d’une originalité époustouflante, mais tu avoueras sans mal que, dans la compréhension d’un roman, même de fantasy (et L’Eschylliade appartient à ce genre), c’est ainsi que le lecteur suit naturellement le fil du récit. C’est vrai qu’il existe des cas particuliers. L’écriture de roman autorise tout. Ou presque.
Tu auras aussi l’opportunité de lire, si ce n’est déjà fait, mon portrait de chat-rtiste.
À la fin de chaque épisode, il y a un (à suivre) qui est indiqué. Clique simplement dessus pour passer à l’épisode suivant.
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La table des liens

Tu as aussi la possibilité, ami lecteur, de te référer à la table des liens de l’Eschylliade qui, avant cet épisode, renvoie à tous les chapitres déjà parus sur ce carnet de bord.
Il te suffit pour cela de cliquer sur le lien qui apparaît avec un petite main au doigt pointé (heureux chanceux qui disposes du don de préhension) à l’aide de ta souris (quelle appellation pour un vulgaire objet de plastique qui ne ressemble à rien !)

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A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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