États d’âme d’un chat, qui est aussi un personnage

Révélations d’états d’âme

Des tas d’âmes révélés, tout de suite, ça a de la gueule, ô lecteur qui passais incognito par ici, tu ne trouves pas ?
Je vais aujourd’hui céder à la tentation de la facilité et vais, comme tout blogueur de base, te révéler mes états d’âme, mes doutes, mes souffrances existentielles (oui, j’ai beau être un personnage, je suis traversé par des émotions, j’ai une sensibilité).
Comme tu le sais, ou non, je suis un chat (siamois de surcroît).

Les robots ne sont pas mes amis

Je dois me rendre à l’évidence: après onze mois de publications de ma sublime poésie, du récit épique de ma deuxième vie ou d’articles de fond sur les règles de base de l’écriture, je n’ai toujours pas réussi à séduire les robots.

J’aime les deux-pattes

Chaque jour, mes quelques visiteurs sont dus à mes relations sur les réseaux dits sociaux. Si tu lis ces ligne, ô lecteur (dans les jours qui suivront leur publication, hein ! parce que je sais que d’ici quelques mois tout sera différent), c’est parce que nous nous sommes croisés sur Twitter, FaceBook ou Pinterest ou par le réseau WordPress (dont je n’ai toujours pas compris le fonctionnement (J’aurais un deux-pattes doué, ça aiderait peut-être !)) et que ma félinitude t’a séduit.

Un « de surcroît » différent

Autrement dit, moi Eschylle (Imperator de surcroît sur les réseaux sociaux (Et oui, j’ai remplacé mon sempiternel slogan par celui-ci (et j’espère que cela t’a fait sourire) et je te révèlerai plus loin l’impact que cela représente) (car je suis, de surcroît, différent)).

Un peu d’histoire

Mon site à moi…

Il y a un an, j’ai créé mon premier site, réalisé de mes petites pattes avec les seuls langages-codes (que je connaissais pour les avoir appris tout seul) html5 et css3. Je ne me préoccupais pas de mes états d’âme puisque je n’en avais pas. Je m’y suis promené l’autre jour et j’ai été ébahi : il est truffé de bons mots, de bulles rigolotes (et parfois profondément philosophiques) qui apparaissent au survol de certains liens du menu (ou d’ailleurs) ; des révélations le jalonnent, ainsi que des expressions choc, etc.

…comporte quelque faiblesses

Tout cela n’est pas (je dois le reconnaître) bien mis en valeur pour un lecteur deux-patte habitué à être sollicité en permanence. Il ne peut pas repérer le génie en un seul survol de mes écrits. Si le génie était repérable au survol, ça se saurait. C’est d’ailleurs peut-être le problème actuel : chacun se croit génial et veut être reconnu par les visiteurs du web. Il va bientôt y avoir plus de génies potentiels que de deux-pattes capables de repérer la moindre once d’intelligence ou d’inventivité dans un écrit…

La donna é mobile

Ces paroles sont extraites d’un opéra que tu connais peut-être, Rigoletto, du grand deux-pattes Giuseppe Verdi. Si tu ne le connais, je te conseille son écoute :

Elles signifient : Le deux-pattes est changeant (que certains deux-pattes sexistes traduisent par Souvent femme varie. Si tu es, ô lectrice, une deux-pattes ou ô lecteur, un deux-patte averti, tu seras d’accord avec moi). Tu te demandes peut-être pourquoi je saute ainsi du coq-à-l’âne ?

Souvent deux-pattes varie

Tu ne peux savoir combien je trouve incroyable le nombre de deux-pattes qui m’ont écrit : Quel génie ! il est incroyable que ton œuvre ne soit pas davantage connue : je vais tout faire pour que le monde entier te découvre ! ou Tes écrits sont d’une sublimité à nulle autre pareille, je vais t’adorer éternellement !
Je suis flatté. Si si, je le reconnais : je suis flatté chaque fois qu’un deux-pattes affirme qu’il m’adore.
Mais je préférerais mille fois voir les liens vers mes écrits partagés par des centaines de deux-pattes (oui, je reste modeste, pas des millions, juste quelques centaines…dans un premier temps) ou, mieux, qu’ils me fassent un don, qui leur permettrait de recevoir en échange L’Eschyllien, le mensuel que j’envoie à mes lecteurs solidaires.

Incompréhension devant certains comportements deux-pattes

Je ne comprends pas. Je vois des deux-pattes adhérer ou partager en masse, attirés comme les abeilles par le miel, des propos racoleurs ou déjà-vus, apparemment subjugués par des cadeaux pour le moins sujets à caution et,

  • alors que j’offre de vrais cadeaux pour qui choisit de s’abonner ;
  • alors que je suis un vrai chat (siamois de surcroît, là je dois le crier haut et fort) (et non un autre animal ni même un deux-pattes)) ;
  • Alors que je suis un vrai personnage (et non un quelconque avatar déjà existant derrière lequel se camouflerait un quelconque deux-pattes en quête de notoriété) ;

En bientôt un an, 125 deux-pattes se sont abonnés à la newsletter « Écrire du rêve » au jour d’aujourd’hui, 30 août 2014…
Certes, c’est un beau chiffre : symboliquement, il signifie que je dois faire preuve d’ambition matérielle (le total des chiffres, soit 8), que je dois diriger (1), m’associer (2) et évoluer (5), et il annonce un avenir radieux… mais bon ! Il ne représente pas les milliers de fans enthousiastes que j’imaginais il y a un an, se pressant pour lire mes œuvres.
Quoi qu’il en soit, toi qui t’es abonné, je te remercie de ta confiance. Sans prétention, j’imagine qu’elle n’a pas été déçue… ou alors, je ne comprends plus rien aux deux-pattes.

Un questionnement : Dois-je continuer ?

En effet, je me pose la question : ai-je raison de persévérer ?
Peut-être les deux-pattes n’ont-ils pas encore atteint le degré de conscience minimal pour percevoir ma lumière ?
Peut-être ne sont-ils pas dignes du don de ma félinitude à la deux-pattitude ?

Un espoir

Et pourtant, j’ai une certitude, celle que tu me lis, toi qui poses tes yeux sur ces lignes et, même si tout le sens caché et secret de mes écrits ne te parvient pas, du moins, je l’espère, il te fait sourire… ou rire.
Et rire est le propre du deux-pattes (comme l’a si bien écrit le grand auteur deux-pattes Alcofribas Nasier (ou plutôt son anagramme)).
Tu m’en vois donc enchanté.
Je vais même, lors de l’anniversaire de la naissance de ce site, faire des cadeaux à tous ceux qui viendront se promener par ici.
Belle continuation à toi, ô lecteur qui as pris le temps de lire !

Eschylle

A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
Taggé , , , , , , , .Lien pour marque-pages : Permaliens.

4 réponses à États d’âme d’un chat, qui est aussi un personnage

  1. Patricia FRISON dit :

    J’ai oublié de te dire !
    Rigoleto est un bel opéra mais je préfère de loin « les pêcheurs de perles »
    Écoute-le tu seras séduit !
    Bisous Ami Chat !

  2. Patricia FRISON dit :

    Cher Ami Chat, je sens comme un moment de doute dans ton coeur comme dans ta tête …. ai-je tord ?
    Je dirais presque, que peut importe ce que pense les deux-pattes, l’essentiel est que tu te fasses plaisir…..
    Pourtant, je peux affirmer que bon nombre deux-pattes apprécient vraiment tes écrits, tes histoires et ton humour . Alors, s’il te plait, pour ces personnes là, qui ont décelé en toi un génie de l’écriture, continue ! Nous attendons avec impatience chaque nouveau numéro .
    Ne doute pas de toi !
    Bon dimanche Ami Chat !

    • Eschylle dit :

      Jamais chat (siamois de surcroît) ne doute !
      Mais réécris encore ces mots, amie Patricia : « génie de l’écriture »… Je ne sais pourquoi cela provoque de tels ronronnements en moi. Je ne suis pas sensible à la flatterie mais j’aime bien les caresses !
      Sais-tu qu’il est possible de recevoir les épisodes de L’Eschylliade encore plus rapidement ? Je le réserve aux lecteurs solidaires, comme je l’ai indiqué sur la page Don et feuilleton.
      Bon dimanche à toi, amie deux-pattes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *