Les Ruines d’un ancien village – L’Eschylliade -1-9-1

Les Ruines d’un ancien village

Les Ruines d’un ancien village – Apprentissage

Les Ruines d’un ancien village suit l’épisode Convictions et croyances. Après avoir philosophé dans le chapitre précédent, je me fais une joie de te narrer, ô toi qui poses les yeux sur ces mots, mes premiers contacts avec les convictions et les croyances.

Rappel de l'épisode précédentRuines

Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, Convictions et croyances, tu as compris avec moi, ami lecteur, le poids que représentait la responsabilité d’un être, d’une conscience, et le pouvoir de nos convictions et croyances.

Ruines

Des ruines sont des débris d’un édifice dégradé par l’âge ou détruit. (Petit Robert 2013)

9. Questions devant une page blanche – chapitre 9

Début : Les Ruines d’un ancien village

Au réveil, toute la forêt était blanche. La terre était prise dans une étreinte givrée. Le jour se leva dans un scintillement. Une multiplication cristalline faisait briller les sapins comme des flambeaux en plein jour. Une buée s’échappait de ma gueule et tourbillonnait quand je faisais des mouvements de la tête. Chacun des compagnons exhalait un petit nuage chaque fois qu’il ouvrait sa bouche. Mon maître plissa les yeux. Il semblait incommodé. Des larmes coulaient sur ses joues.
— Tu ne vas pas bien, maître ?
— C’est la rencontre du jour et du blanc, ça me brûle…
C’est ainsi que j’appris la fragilité de Bélerin face aux feux du soleil. Un elfe noir est adapté au silence, à l’obscurité et au meurtre. Celui-ci avait été amené au jour et à la bonté. Moins vulnérable à la lumière que ses congénères, il pouvait supporter le jour. Mais ses reflets trop vifs le blessaient. Il plaça un drôle de chapeau sur sa tête, avec une avancée au-dessus des yeux. Il refit consciencieusement son paquetage et sortit sur le seuil de la grotte où nous avions passé la nuit.

Nous progressions dans la forêt avec difficulté. Cramif nous guidait, mais le pauvre bougre souffrait de sa blessure de la veille. De temps à autre, il jetait un regard larmoyant vers Tolga et lui lançait en geignant :
— Pourquoi tu m’as coupé la main, zentil maître ? Z’ai très très mal.
Et invariablement, l’autre lui répondait :
— Pour ton salut. La souffrance te ramènera sur le chemin de la vertu.
Alors, le pauvre diable se tournait vers Bélerin.
— F’est vrai, fe qu’il dit, maître ?
Et mon maître écartait les bras avec fatalisme.
— S’il le dit…

Nous avons atteint un plateau sur lequel les arbres se raréfiaient. Une grande nappe blanche s’étendait devant nos yeux. De vastes champs de neige entouraient des monticules étranges aux formes chaotiques. J’interrogeai Bélerin.
— Qu’est-ce que c’est, maître ?
— Les ruines d’un ancien village. Je venais là, autrefois. On disait que ces ruines étaient hantées…
— Et tu as vu des fantômes ?
Ma question le fit sourire.
— Non, et fort heureusement. Avec les copains de Kador, nous jouions à nous faire peur. De vieilles légendes couraient sur ces ruines. Elles étaient sources de jeux plus que de dangers réels.
Tout en devisant, nous sommes arrivés au centre des tumulus. Un vieux puits se dressait là, seule tache sombre dans toute cette blancheur.
(À suivre)

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Lire depuis le début ?Lire la suite avant les autres ?Lien vers Victor HugoLa table des liens

Lire depuis le début ?

Les Ruines d’un ancien village est la première partie du chapitre 9 de Ne pas se fier aux apparences. Si cet épisode est ta première plongée dans mon Eschylliade, ami lecteur, tu cours le risque de n’en pas goûter tout le sel. Je ne saurais trop te conseiller de lire le premier chapitre.
Tu pourras ainsi découvrir, si tu ne l’as déjà fait, mon portrait de chat-rtiste.

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Lien vers Victor Hugo

Parmi les génies deux-pattes, Victor Hugo est mon préféré. Deux-pattes des sommets, il savait, dans des ruines, lire l’avenir (Il suffit de lire La Légende des siècles pour s’en convaincre). J’éprouve à son égard une certaine jalousie. Oui, j’ai du mal à en convenir, mais sa poésie plane mille coudées au-dessus de la mienne (pourtant sublime !).
Le site que j’évoquais antérieurement se développe à une vitesse incroyable. Comme je te l’écrivais alors : ce site est dédié à l’œuvre poétique de ce génie de la littérature française (n’ayons pas peur des mots !). Qui plus est, chaque poème publié peut être écouté. Il est donc possible, non seulement de lire la poésie de Victor Hugo sur ce site, mais aussi de l’écouter, c’est-à-dire de l’entendre. Ce site se nomme d’ailleurs Entendre Victor Hugo. Je t’invite à suivre le lien indiqué pour le visiter.

La table des liens

Tu as aussi la possibilité, ami lecteur, de te référer à la table des liens de l’Eschylliade qui, avant cet épisode, renvoie à tous les chapitres déjà parus sur ce carnet de bord.

A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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