Convictions et croyances – L’Eschylliade -1-8-3

Convictions et croyances

Convictions et croyances – Apprentissage

Convictions et croyances suit l’épisode Avoir une conscience. Après avoir évoqué mes premiers pas dans l’appréhension d’une conscience, je suis heureux de te relater, toi qui poses les yeux sur ces mots, mes premiers contacts avec les convictions et les croyances.

Rappel de l'épisode précédentConvictionsCroyances

Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, Avoir une conscience, tu as découvert avec moi, ami lecteur, le fardeau que m’avait confié Bélerin lors de notre compérisation : il m’avait ouvert à une conscience supérieure. Il ne l’appelait pas ainsi mais c’est ce qu’elle fut. Je t’ai aussi décrit le boulet que pouvait être Wulfina la loupine.

Convictions

Avoir des convictions, ô lecteur, est ce qui peut nous rapprocher ou nous éloigner (pour peu que l’un d’entre nous soit psycho-rigide). Les convictions sont l’un de nos biens les plus précieux. Elles nous sont données par l’expérience de la vie. À plus de sept cents de vos années, je peux affirmer que j’ai quelques convictions…

Croyances

Les croyances, à la différences des convictions, ne sont pas le fruit de notre expérience personnelle, mais celui des générations précédentes. On parle de croyances quand il s’agit de religions, par exemple. La religion est ce qui relie les êtres entre eux. Partager des croyances communes rapproche.
Parfois, une croyance peut devenir obsolète. Est-ce bien, est-ce mal ? Là n’est pas la question. Il existe de jeunes deux-pattes qui croient au Père-Noël. Mais je sais que nombre de deux-pattes n’y croient plus. Cette croyance est-elle obsolète ? Je pose la question… sans attendre de réponse.

8. Charme d’un interrogatoire et bivouac – chapitre 8

(Fin : Convictions et croyances)

Un sourire se dessina sur ses lèvres et il m’enveloppa tout entier. Je me sentis bercé physiquement et mentalement. C’est une sensation difficile à traduire. Seuls des compères ou des amoureux peuvent la ressentir. Ou un bébé avec sa mère. Tout mon être baignait dans une tiédeur bienfaisante et bienveillante.
— La vérité n’existe pas. La seule vérité est qu’il n’y en a pas. Il n’y a que ta conscience et ta capacité d’appréhender, de considérer le monde. Tes convictions, tes croyances sont les lumières pour te guider dans l’obscurité de la vie.

Léo, Wulfina et Tolga ne restèrent pas inactifs. Ils aménagèrent une ancienne tanière d’ours en un bivouac plus qu’acceptable. L’odeur n’était pas particulièrement ragoûtante, mais au moins, dans ce trou, nous n’allions pas prendre froid. La loupine se blottit dans un creux près de l’entrée, afin de pouvoir surveiller sans être vue. Grosse masse sombre, elle ressemblait à un rocher, même de près. De temps en temps, elle écarquillait ses yeux, révélant ses pupilles bleues.

Vous savez sûrement que les loupins ont les yeux bleus à la naissance et que cette couleur vire vers le jaune-orangé, voire l’ambre, avec l’âge. Toutes et tous ont les cheveux gris, même les jeunots. Ils mesurent entre huit et dix queues de chat et pèsent de vingt à quarante matous1. La plus grosse différence avec les humains, outre leur taille et leur puissance, vient de la dimension de leur mâchoire. Ils n’ont pas de griffes rétractiles comme les félissiens, et leurs mains, quoique poilues, sont comme des mains humaines, avec une poigne de fer. Ils ne sont pas discrets quand ils se déplacent mais, quand ils sont cachés dans la forêt, il est presque impossible de les découvrir. Ils sont, certes, faciles à repérer quand ils chargent, mais ils sont si rapides qu’à ce moment-là, ils sont déjà sur vous. Leur odorat et, surtout, leur ouïe, sont des sens exceptionnels pour des deux-pattes. J’ai vu Wulfina percevoir des sons à une distance incroyable.

Prenez des notes ! Votre contrôle portera aussi sur du vivant.

Cramif, le gobelin, se roula en boule pour trouver le repos. Bélerin expliqua aux autres qu’il ne risquait pas de les trahir : il était sous contrôle et lié à lui aveuglément. Tolga ne supportait pas cette idée contradictoire : un méchant devait être puni et l’asservissement était un crime.
— Ce n’est pas de l’esclavage, c’est une situation provisoire pour que nous vivions avec lui en harmonie. C’est peut-être la seule voie pour l’amener vers la rédemption, répondit Bélerin.
Cet argument convainquit Tolga. Défenseur de la veuve et de l’orphelin, il estimait que les vivants devaient lutter pour le bien et le bonheur communs. Si les méchants expiaient leurs crimes, ils pouvaient s’amender.
(À suivre)

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Lire depuis le début ?Lire avant les autres ?Lien vers Victor HugoLa table des liens

Lire depuis le début ?

Convictions et croyances est la dernière partie du chapitre 8 de Ne pas se fier aux apparences. Si cet épisode-ci est ta première lecture de mon Eschylliade, ami lecteur qui viens de rentrer dans le cercle des initiés, tu cours le risque de n’en pas goûter tout le sel. Je ne saurais trop te conseiller de lire le premier chapitre.
Tu pourras ainsi découvrir, si tu ne l’as déjà fait, mon portrait de chat-rtiste.

Lire avant les autres ?

Sais-tu qu’il est possible de recevoir L’Eschyllien, le journal mensuel que j’envoie à tous les lecteurs qui se sont montrés solidaires à mon égard ?
Ils lisent ce feuilleton, sans avoir même besoin d’une connexion, sur leur tablette ou leur i-phone, là où ils ont stocké les pdf que je leur ai envoyés.
Le prochain paraîtra le 27 août.
Avec un don de 33 €, non seulement tu me permets de maintenir en vie ce site (cela comporte un coût) et de l’alimenter avec ma sublime poésie, non seulement tu m’offres la possibilité de manger du poisson cru (et d’épargner ainsi les souris), mais aussi tu t’offres tous les cadeaux littéraires que je t’enverrai à cette occasion. Lis donc ce que j’en dis sur la page Don et feuilleton. Avoir des convictions, c’est choisir de m’aider parce que je le vaux bien (j’aime beaucoup les veaux et leurs grands yeux doux). Je ne suis pas un marchand. Je fais acte de création. Et j’essaie de faire commerce d’une action poétique. Cela dit, si tu n’as pas les moyens financiers de m’aider, tu es bienvenue puisque tu me lis. Et il y a mille moyens de m’aider.

Lien vers Victor Hugo

Parmi les génies deux-pattes, Victor Hugo est mon préféré. Deux-pattes de convictions, il les a toujours assumées et j’avoue qu’il est l’un des rares deux-pattes pour qui j’éprouve une admiration teintée d’une pointe de jalousie. Oui, j’ai du mal à en convenir, mais sa poésie plane au-dessus de la mienne (pourtant sublime !).
Le site dont je parlais la dernière fois se développe à une vitesse incroyable. Comme je te le disais alors : ce site est dédié à l’œuvre poétique de ce génie de la littérature française (n’ayons pas peur des mots !). Qui plus est, chaque poème publié peut être écouté. Il est donc possible, non seulement de lire la poésie de Victor Hugo sur ce site, mais aussi de l’écouter, c’est-à-dire de l’entendre. Ce site se nomme d’ailleurs Entendre Victor Hugo. Je t’invite à suivre le lien indiqué pour le visiter.

La table des liens

Tu as aussi la possibilité, ami lecteur, de te référer à la table des liens de l’Eschylliade qui, avant cet épisode, renvoie à tous les chapitres déjà parus sur ce carnet de bord.

A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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