Avoir une conscience – L’Eschylliade -1-8-2

Avoir une conscience

Avoir une conscience - La découverte du libre-arbitreRappel de l'épisode précédentLa conscience

Avoir une conscience – La découverte du libre-arbitre

Avoir une conscience suit Confiance aveugle. Après la découverte des capacités persuasives de mon compère, Bélerin, que j’appelais alors mon maître, je suis heureux d’évoquer mes premiers pas dans l’appréhension d’une conscience.

Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, Confiance aveugle, tu as pu lire, ami lecteur, les talents, que dis-je ! le charme que pouvais déployer Bélerin. Dans Avoir une conscience, je vais te révéler le fardeau que m’avait confié ce même Bélerin lors de notre compérisation, et qu’il m’apprit ce jour-là.

La conscience

Avoir une conscience est ce qui nous rapproche, à la fois toi lecteur et moi auteur, mais aussi toi deux-pattes et moi chat. Avoir une conscience est ce qui permet de se connaître soi-même et, ainsi, d’aller vers l’autre, de communiquer avec lui. Elle et portée et supportée par la raison. J’aurai sans doute l’occasion de développer cette notion, cet outil dont dispose tout être vivant et bénéficiaire d’une conscience.

8. Charme d’un interrogatoire et bivouac – chapitre 8

(Suite : Avoir une conscience)

Bélerin nous emmena à l’écart pour que notre captif n’entende pas notre conversation. Tolga était pour passer ce criminel au fil de l’épée : un ravisseur d’enfants ne méritait aucune mansuétude. Bélerin réussit à le convaincre qu’il était notre seule source d’information.
— Calme-toi, mon ami. Ce petit gros n’est qu’un très modeste pion dans le jeu de nos adversaires. Il ne sait pas grand-chose. Je pense, cependant, qu’il peut nous être utile.

Sur l’insistance de Tolga, Wulfina et Léo, les corps furent enterrés à l’écart au pied d’un chêne. La bruine s’intensifia. C’était à la fois très beau et très froid. Le charme de la forêt me parvenait par tous les sens. L’humidité s’insinuait, glaciale ; insupportable pour moi comme vous pouvez l’imaginer. J’avais tous les poils hérissés et le pelage agité de tremblements spasmodiques.
— Ta bête va attraper la mort, maugréa Wulfina. C’est bien beau de s’attacher un animal, mais encore faut-il s’en occuper. Si c’est pour le laisser crever… Allez, viens ici, toi !
La loupine essaya de m’attraper par la peau du cou. Je me dégageai prestement et me réfugiai entre les jambes de Bélerin.
— Ne la laisse pas me toucher, maître, fis-je mentalement.
Romilor frappa dans ses mains en pouffant.
— On dirait que ton protégé préfère son bourreau, lança-t-elle à Wulfina.

Bélerin me saisit délicatement et me tint d’un bras, coincé contre ses abdominaux, pattes vers le ciel, un pan de son manteau rabattu par-dessus. Comme font les mères deux-pattes avec leurs petits. Il me caressa le ventre. Je ne tardai pas à ronronner. Sa chaleur se communiquait à mon corps, je me réchauffais.
— Maître, je trouve belles ces volutes de perles d’eau qui flânent entre les sapins et, pourtant, elles sont glaciales comme la mort…
Il me serra plus fort contre lui. Son esprit répondit sous mon crâne.
— Tu as reçu la conscience et une nouvelle appréhension du monde il y a moins d’une journée. Tu ne peux encore en mesurer toutes les implications. Il est normal que tu te poses des questions.
— Que voulez-vous dire, maître ?
— Avoir une conscience, c’est posséder un libre-arbitre, c’est être responsable de ses actes. Ce n’est pas un petit fardeau.
— Comment ça ?
— Cette brume peut être considérée de mille manières. C’est une question de point de vue. Elle peut être perçue comme une écharpe enveloppant les arbres, ce qui est une jolie image, ou comme une vapeur mortelle prête à s’infiltrer en toi pour te vider de ton âme…
— Et quelle est la vérité, maître ?
(À suivre)

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Lire depuis le début ?

Avoir une conscience est la deuxième partie du chapitre 8 de Ne pas se fier aux apparences. Si cet épisode-ci est ta première lecture de mon Eschylliade, ami lecteur qui viens de rentrer dans le cercle des initiés, tu cours le risque de n’en pas goûter tout le sel. Je ne saurais trop te conseiller de lire le premier chapitre.
Tu pourras ainsi découvrir, si tu ne l’as déjà fait, mon portrait de chat-rtiste.

Lire avant les autres ?

Sais-tu que, si cette Eschylliade te plaît, tu as l’opportunité de recevoir L’Eschyllien, le journal mensuel que j’envoie à tous les lecteurs qui se sont montrés solidaires à mon égard ? Ils lisent ce feuilleton, sans avoir même besoin d’une connexion, sur leur tablette ou leur i-phone, là où ils ont stocké les pdf que je leur ai envoyés. Le prochain paraîtra le 27 août. Avec un don de 33 €, non seulement tu me permets de maintenir en vie ce site et de l’alimenter avec ma sublime poésie, non seulement tu m’offres la possibilité de manger du poisson cru (et d’épargner ainsi les souris), mais aussi tu t’offres tous les cadeaux littéraires que je t’enverrai à cette occasion. Lis donc ce que j’en dis sur la page Don et feuilleton. Avoir une conscience, c’est aussi comprendre que j’ai besoin de soutien. Je ne suis pas un marchand. Je fais acte de création. Et j’essaie de faire commerce d’une action poétique. Cela dit, si tu n’as pas les moyens financiers de m’aider, tu es bienvenue puisque tu me lis. Et il y a mille moyens de m’aider.

Lien vers un site ami

Je te l’ai peut-être confié au fil de mes publications, l’un de mes auteurs deux-pattes préférés est Victor Hugo. Avoir une conscience, c’est aussi s’imprégner des consciences qui nous ont précédés. Or, un site vient de naître, dédié à l’œuvre poétique de ce génie de la littérature française (n’ayons pas peur des mots !). Qui plus est, chaque poème publié peut être écouté. Il est donc possible, non seulement de lire la poésie de Victor Hugo sur ce site, mais aussi de l’écouter, c’est-à-dire de l’entendre. Ce site se nomme d’ailleurs Entendre Victor Hugo. Je t’invite à suivre le lien indiqué pour le visiter.

La table des liens

Tu as aussi la possibilité, ami lecteur, de te référer à la table des liens de l’Eschylliade qui, avant cet épisode, renvoie à tous les chapitres déjà parus sur ce carnet de bord.

A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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2 réponses à Avoir une conscience – L’Eschylliade -1-8-2

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  2. Patricia FRISON dit :

    Bonjour Ami Chat !
    J’attends avec impatience la suite de ce feuilleton ….. on reste souvent sur notre désir de connaitre la suite rapidement !! Merci Ami Chat !
    Bonne journée à toi et ne reste pas sous l’humidité !

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