Confidences sur les origines de Bélerin – L’Eschylliade -1-11-2

Confidences sur les origines de Bélerin

Confidences sur les origines de Bélerin - Suite du chapitre 11Rappel de l'épisode précédentLa société elve noire

Confidences sur les origines de Bélerin – Suite du chapitre 11

Confidences sur les origines de Bélerin suit l’épisode Il est venu le temps du repos de la chair…. Il est le deuxième épisode du chapitre 11, Combat et confidences. Dans les précédents épisodes, je t’ai raconté, ami lecteur, nos angoisses, comment elles avaient semblé se résoudre avec l’apparition d’ennemis que nous avions occis, le puits que nous avions découvert et comment la tentative de surprise de l’ennemi s’était retourné contre Bélerin… Dans celui-ci, mon compère révèle ses origines.

Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédant Confidences sur les origines de Bélerin, Il est venu le temps du repos de la chair…, Bélerin a été blessé par un trait empoisonné comme tu vas le découvrir à cette lecture. Tu ne l’as peut-être pas remarqué, mais j’ai ressenti le choc qui l’ébranla alors.

La société elve noire

Tu le sais depuis quelque temps : Bélerin est né dans la terre, au cœur de la société elve noire. Je te raconterai un jour comment, nouveau-né, il est apparu sur la terre et qui fut sa mère. Car les êtres comme toi et moi (moi un chat (siamois de surcroît), toi un deux-pattes) sortent des flancs d’une mère qui les a portés pendant son temps de gestation. Mais ce n’est pas, pour l’instant, ce qui a attiré ton regard.
Tu t’interroges sur un terme : elve.
Il désigne tout simplement le féminin du substantif et de l’adjectif « elfe ». D’autre part, il faut savoir que, dans la société elve noire, dominée par les elves (les femelles sont considérées comme supérieures aux mâles deux-pattes), le féminin, dans la langue elve noire, l’emporte toujours sur le masculin. Étonnant, n’est-ce pas ? Cela pose de vrais problèmes de traduction vers la langue française, par exemple. Mais ceci est un autre débat.

11. Combat et confidences – chapitre 11

Deuxième épisode du chapitre 11 : Confidences sur les origines de Bélerin

À cet instant, Tolga apparut au sommet du soupirail. Il se laissa rapidement glisser dans la pièce.
— Ej siod suov rettiuq, cracha le guerrier elfe noir.
Il s’élança vers la porte, l’ouvrit dans le mouvement, et la referma aussitôt. Sa vitesse d’exécution fut telle qu’il disparut avant que quiconque puisse réagir.

Dans la petite pièce, nous avons renversé la table face à la porte. Léo, un genou en terre, derrière cette barricade improvisée, tenait son arc prêt, ses deux épées posées au sol. Tolga attendait la contre-attaque probable de nos ennemis, près de la porte, dos au mur, sa grande épée levée. Romilor ligota nos trois ennemis dans un coin de la petite salle.

Wulfina léchait la blessure de mon maître tout en chuchotant des paroles qui me semblaient incohérentes. Le plus étonnant était que je voyais les plaies se refermer. Plus la loupine déblatérait des sons inélégants, plus son incantation semblait efficace.
— Il y avait un poison dans ce dard, commenta-t-elle.
— Oui, c’était un elfe de l’ombre, confirma Bélerin.
— Tu en as déjà rencontré ? demanda Léo, toujours face à la porte.
— Non, malgré mes origines. Je croyais te l’avoir raconté…
— Quoi donc ?
— Les elfes noirs, ou elfes de l’ombre, vivent sous terre depuis des temps immémoriaux. C’est là qu’ils habitent, avec pour seule règle la loi du plus fort. Celui qui dirige sa maison, tout en éliminant, par quelque moyen que ce soit, tous ceux qui pourraient lui porter ombrage, celui-ci est honoré.
— Quelle honte ! s’exclama Tolga.
— Oui, approuva mon maître. C’est un système d’une perversité absolue. Celui qui naît là-bas est éduqué pour devenir un criminel. C’est pourquoi j’honore chaque jour ma mère, même si je ne l’ai jamais connue. Elle m’a abandonné à la surface afin que je connaisse une autre vie que la sienne.
— Tu n’as donc jamais vécu dans leur société ? s’enquit Léo.
— Jamais.
— Alors, comment sais-tu tout ça ?
— Ma mère adoptive me l’a enseigné.
— Ah… Et tu n’as pas eu de père ?
— Elle a joué les deux rôles, et puis, il y avait Homo… C’est lui qui m’a appris à me défendre et à me protéger du mal.
— C’était donc ton père, insista Léo.
— Si un loup peut être père, oui, il l’était. Il m’a toujours protégé quand j’étais enfant et m’a même sauvé la vie plus d’une fois.
— Toi ? Un loup !
(À suivre)

Le plaisir du feuilleton

Par où commencer sa lecture ?Lire le feuilleton avant les autres ?La table des liens

Par où commencer sa lecture ?

Confidences sur les origines de Bélerin est la deuxième partie du chapitre 11 de Ne pas se fier aux apparences. Si tu découvres ce récit de ma deuxième vie aujourd’hui, ô lecteur, il est possible que tu n’y comprennes rien. Je t’invite donc, en toute simplicité, à en lire le premier chapitre. Ce n’est pas complètement original, mais tu reconnaîtras avec facilité que, dans le suivi du déroulé d’un roman, même de fantasy (et L’Eschylliade appartient à ce genre), c’est la procédure qui autorise (parfois) le lecteur à comprendre de quoi il retourne. C’est vrai qu’il existe des cas particuliers. L’écriture de roman autorise tout. Ou presque.
Tu auras ainsi l’opportunité de lire, si ce n’est déjà fait, mon portrait de chat-rtiste.

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La table des liens

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A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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2 réponses à Confidences sur les origines de Bélerin – L’Eschylliade -1-11-2

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