Encre-lumière

Encre-lumière en les ténèbres

Dans le calme et le chant d’une voix délicate
Se posent quelques mots sur un lit de nuages
Les auditeurs émus arborent tous les âges
Suspendus au récit de cette jolie chatte

Chaque pierre posée sur le chemin
Est un signe pour qui prend notre main
Mais d’abord pour soi-même épreuve-vie
Un chant d’amour en notre âme assouvie

Aimer cette oraison au cœur de la raison
Faite de passion à la flamme des mots
Suivre en soi cette muse au charme empreint de verbe
Chercher toute sa vie en quête de soi-même

Fleurir toute pensée oser dire Je t’aime
S’enfoncer dans la boue caresser le brin d’herbe
Être soi dans l’instant proche des animaux
Ici et maintenant au fil de la saison

Porter la rose au front par goût de l’ambigu
Comique ce serait de rompre une liaison
Où la gent féminine oublierait le frisson
Exposée en l’alcôve à l’espace exigu

Quand tangue le corsage de la caravelle
Les moussaillons rougissent en troubles désirs
En leurs paumes salées il leur faudra saisir
L’ombre du vent poussé par l’ardeur d’une belle

Sur la page des ténèbres s’inscrira l’encre-lumière…

Remarques

Écrit au printemps 2013, ce poème est une quête… mais ça, tu l’auras deviné, ami lecteur.
Je ne sais quoi dire sur ce texte, sinon qu’il est en alexandrins, excepté le deuxième quatrain, sans doute pour souligner sa particularité.
Si tu veux le dire à haute voix, je te conseille de t’interroger sur le « e » muet en allant parcourir mon petit écrit à ce sujet.
Si ce poème t’a plu, tu en trouveras d’autres dans la rubrique poésie.
Si tu aimes le genre du sonnet ou celui du haïku, rends-leur une petite visite. J’espère que ces réflexions t’apporteront quelque chose.
Si tu as des questions, n’hésite pas à me les poser.
L’encre-lumière jaillit parfois et nous éclaire sur le chemin de la vie. Écrire est bon pour garder sa dignité, pour avancer dans la connaissance de soi-même. Toute conscience devrait s’y appliquer, ne serait- ce que pour sa propre exploration personnelle.
L’encre-lumière nous amène à nous interroger une nouvelle fois sur la poésie.

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A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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