Géographie du Haut-Royaume de Lear – L’Eschylliade -1-7-1

Géographie du Haut-Royaume de Lear

Géographie du Haut-Royaume de Lear - Un épisode historiqueRappel de l'épisode précédent

Géographie du Haut-Royaume de Lear – Un épisode historique

Géographie du Haut-Royaume de Lear suit Thirel-le-fou. J’ai profité de la mise en route de notre fine équipe pour présenter à mes ouailles (je vous rappelle que L’Eschylliade est la somme de mes cours d’Histoire Morale de la Magie enseignés en l’académie de Mirlandar) les faits qui ont donné ce nom de Pâles à la chaîne de montagnes qui séparent le Haut-Royaume de Lear de l’Empire Brun. Comme quoi, contrairement à certaines idées reçues, histoire et géographie sont étroitement liées.

Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, Thirel-le-fou, j’ai présenté l’autocrate de l’Empire Brun. J’ai aussi évoqué les rumeurs qui se répandaient au sujet des petites-personnes. Le pion que nous étions, dans cet épisode, commence à se déplacer.

En route – Premier combat – chapitre 7
(début : Géographie du Haut-Royaume de Lear)

Le lendemain, dès l’aube, nous gravissions un chemin serpentant à flanc de montagne, à travers la forêt, au milieu des pins, des chênes, et autres arbres des Pâles.

Je crois qu’il est temps de faire un peu de géographie. Le petit village de Kador est situé dans les Marches-Pâles. Séparant le Haut-Royaume de Lear de l’Empire Brun, la chaîne des Pâles est une frontière naturelle. Ce sont de hautes montagnes, enchaînées les unes aux autres sur une distance de plusieurs dizaines de journées de marche. De rares cols permettent de les franchir quand ils ne sont pas enneigés, une petite centaine de jours par an. Et même en cette période, l’étroitesse de ces passages est telle qu’une troupe peu nombreuse, bien placée et connaissant la région, peut résister à n’importe quelle armée. Je ne parle même pas d’intervention magique.

Vous vous demandez pourquoi ces montagnes sont nommées les Pâles ? Il y a plusieurs réponses. D’abord, il suffit de les regarder, et ceci en toutes saisons. La blancheur de cette barrière dressée devant notre œil justifie pleinement ce nom. Ensuite, quel que soit le temps, l’horizon situé à l’est est toujours blafard, comme empreint d’une grave maladie. Il se porte un peu pâle…
Une légende serait à l’origine de cette appellation. Quand le fondateur de la dynastie des rois de Lear eut fini de pacifier et d’organiser l’état qu’il avait créé, il voulut en faire le tour. Il alla dans le nord du royaume et longea alors toute sa côte ouest. Il voyait chaque soir le soleil se coucher dans des flots de sang qui lui rappelèrent les batailles qu’il avait livrées. Au sud, il suivit la crête de la chaîne des Règnes-Expirés qui le fit méditer sur la fragilité des constructions humaines. Il poursuivit au sud le long de la côte de la Mer dite-des-Rats-Nés, d’où ont toujours jailli traîtrise et corruption. Enfin, il remonta vers le nord par la chaîne de montagnes qu’on nommait alors la Blanche-Arête. Le trajet fut terrible. Il avait pourtant choisi l’été. Mais les neiges sont éternelles sur ces cimes qui semblent vouloir poignarder le ciel. Au bout d’une semaine de voyage, il avait perdu tant de compagnons qu’il s’arrêta. Le chroniqueur raconte qu’il était si pâle que son visage se confondait avec la neige. Il demanda alors à son escorte de retourner vers les plaines, de rejoindre la capitale, et d’élever son fils dans le respect de chaque être, de chaque élément de la nature et de tout ce qui vit. Puis il mourut. En souvenir de cet événement, ses compagnons appelèrent les Pâles ces hauteurs où il avait perdu la vie.

Avant cette chaîne élevée, il y a une série de montagnes plus petites, des plateaux, des vallées encaissées, des pics enneigés en permanence, des combes reliant deux vallées l’une à l’autre, tout un relief varié qui fait des Marches-Pâles une des régions les plus contrastées du Haut-Royaume.

(À suivre)

Lire L’Eschylliade en feuilleton

Commencer par le début ?

Si tu lis, du fait du hasard, ô lecteur deux-pattes, cet épisode, Géographie du Haut-Royaume de Lear, première partie du chapitre 7 de Ne pas se fier aux apparences, premier tome de mon Eschylliade, tu risques de te perdre (même si la clarté de mon propos te mettra aussitôt en confiance). Dans cet épisode, je développe les aspects géographiques du Haut-Royaume de Lear. La géographie n’est peut-être pas ta tasse de thé. Je conseille donc de commencer ta lecture par le début, en l’occurrence, le premier chapitre. Il peut se dévorer dans le magnifique article que j’ai consacré à ma qualité de chat-rtiste. Nombreux sont les lecteurs qui procèdent ainsi, mais notre époque (ces années 2010-220) réinvente cette pratique. Tu en es partie prenante, deux-pattes mon ami. En ce Carnet de bord, tu es le maître. Un clic de souris et tout disparaît, un autre et tout apparaît. Le virtuel donne l’illusion de la magie. Pour moi qui suis un chat (siamois de surcroît) et qui, avec mes trois vies, ai vécu l’équivalent de sept cent de vos années, je sais depuis longtemps combien le regard de l’observateur est fondamental dans la perception de l’observation. Je te conseille, si tu ne l’as pas lu, mon article sur le point de vue.

La table des liens

Tu as aussi la possibilité, ami lecteur, de te référer à la table des liens de l’Eschylliade qui, avant cet épisode, Thirel-le-fou, renvoie à tous les chapitres déjà parus sur ce carnet de bord.

A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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