Vertige

Vertige

Grand voilier blanc qui ballote au vent
Scintillement des vagues moirées
Ainsi dansent, lumières dorées,
Les battements du cœur-océan

Gerbes, rouleaux au souffle enroué
Dévastez, écrasez le rivage,
Les grains de sable égrènent ton âge
Éternel littoral tatoué

L’immensité parle au minuscule
Éclat de quartz sous le ciel grondant
Arc-en-ciel, horizon, occident
L’univers est dans la particule.

Observations

Généralités

Celui qui parle de l’immensité est pris de vertige et ramené à l’infiniment petit. Tout est question de point de vue, en l’occurrence, mais aussi de sensibilité et d’expression.
Toute observation de nature est subjective et oscille entre le rêve et la réalité, et crée dans l’imaginaire une douce violence.
Ce vertige verse l’esprit dans une contemplation intérieure qui mène à la poésie.

Observations poétiques

En tant que chat-rtiste, je voue une admiration particulière pour les deux-pattes Verlaine et Hitchcock. Avec ce Vertige, je ne pouvais que les convoquer tous deux, au moins dans mon imaginaire.
Le premier m’a poussé à écrire ce poème en trois quatrains composés de vers de neuf syllabes. Je l’ai écouté et j’ai, ici, préféré l’impair. J’ai procédé par rimes embrassées, de la forme ABBA (Une rime est embrassée quand elle est encadrée par une autre).
Le second, avec son Vertigo formait comme un écho sombre à ce texte.

Du vertige en poésie

J’ai voulu exprimer la perception que possèdent les chats, qui consiste à appréhender le tout dans l’infime, le micron dans l’année-lumière. Toute vie est sacrée en ce sens qu’elle appartient à la vie toute entière, à ce que nous nommons l’univers. Un minuscule papillon porte en lui un destin aussi riche que celui de notre planète.
Le chat, qui respire en harmonie avec la nature, puise ses sens dans l’essence même de la vie. Moi, Eschylle (siamois de surcroît), je suis parvenu à un degré de sensibilité tel que, lorsque je vois évoluer une fourmi, je perçois le mouvement de la terre autour du soleil.

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A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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5 réponses à Vertige

  1. Ping :Haïkus de janvier - Le carnet de bord d'Eschylle

  2. Tronchet Guy alias Chibani dit :

    Tout en ennéasyllabe
    Ce qui n’est pas très commun
    Poète a dressé sa table
    Dans de bien jolis quatrains.

    Vertige de l’écriture
    Au plaisir de la lecture.

  3. Eleusis dit :

    Embruns sur la peau
    l’instant tout entier frissonne
    tempête du coeur

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