Bélerin – L’Eschylliade-1-2-2

Introduction

Bélerin

Voici Bélerin : deuxième partie du deuxième chapitre de L’Eschylliade .
Si tu n’as pas dévoré la première partie de ce deuxième chapitre, ami lecteur, il te suffit de revenir en arrière. Si tu n’as pas encore lu le premier chapitre, et si tu veux commencer par le début, je te conseille de te rendre sur cette page, consacrée à mon décalogue, somme des cours d’Histoire Morale de la Magie que j’ai donnés en l’académie de Mirlandar, mais aussi fidèle récit de ma vie de l’autre côté, en compagnie de Bélerin, sur le monde de Belmilor. Tu peux aussi, si tu ne l’as déjà fait, commander L’Arc de la lune sur Amazon ou dans la librairie la plus proche de ton domicile.
J’ai appelé cette parution Bélerin car, après le village de mon enfance, Kador-sur-Veuve-Joyeuse, il était naturel que je te présente Bélerin, celui qui devint mon compère pour la vie. Tu te demandes ce qu’est un compère ? La suite te l’apprendra.

Un désir ?

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La page n’est pas encore installée ? C’est mon gros défaut : je suis plus artiste que commerçant. Mais il faut bien que je fasse commerce de cette action artistique si je veux qu’elle vive.

2. Une enfance villageoise (Bélerin)

Amusés par son aplomb et impressionnés par les qualités de discrétion dont elle avait fait preuve, les membres du conseil lui adressèrent un simple blâme oral sans la moindre condamnation de réparation. Après tout, les cerises étaient à tout le village, même si la tradition voulait que les « seigneurs » empêchent les « hommes libres » de les approcher…

Évidemment, les « seigneurs » apprécièrent peu ce jugement. L’un d’entre eux, qui était regardé de haut par tous les autres, jura qu’il vengerait sa confrérie. Quand ils lui demandèrent la manière dont il s’y prendrait, il haussa les épaules. Cette attitude déclencha les ricanements et moqueries de ses camarades. Ce jeune elfe noir n’était pas apprécié : solitaire, il préférait la compagnie des filles à celle des garçons et la lecture aux jeux de groupes. Il se nommait Bélerin.
Vous avez bien entendu ! Même si notre beau Royaume protège tous ses citoyens, les elfes noirs ont une solide réputation d’esprits retors et pervers. De fait, Bélerin n’était pas aimé dans sa jeunesse.

Arriva la saison des mûres.
Romilor posta des « hommes libres » près des ponts avec mission de rosser tout « seigneur » qui tenterait de passer. Elle mit même en place un système de cris qui permettait à ses troupes de se réunir rapidement en des points précis.
Il y eut effectivement une attaque en force, menée par le jeune Tolga, chef des « seigneurs », qui voulait venger l’honneur de la rive est. Ils réussirent à franchir le pont… et tombèrent dans une fosse large et profonde, dans laquelle ils furent bombardés de mûres.
— Vous en vouliez, vous en avez !
Ils repartirent chez eux, noirs, gluants et ruisselants, sous les quolibets.
Le soir, pour que la victoire soit complète et qu’un « seigneur » ne vienne chaparder le moindre fuit, Romilor organisa des patrouilles le long des haies de ronces. Au milieu de la nuit, celles-ci virent des lumières qui s’agitaient et semblaient se rapprocher. Elles se précipitèrent dans leur direction, les poursuivirent et, finalement, les mirent en fuite. Ceux qui avaient tenté de contourner la rive en avaient été pour leur frais, se dirent les « hommes libres ».
Le lendemain matin, alors que le soleil doré de la fin de l’été éclairait le côté ouest, les habitants de la rive est découvrirent des paniers chargés de fruits noirs et luisants. Quand les deux berges furent baignées par le soleil, les « seigneurs » dansaient de joie en se gobergeant de mûres et en narguant les « hommes libres ». On dit que Romilor éclata de rire quand on lui raconta l’histoire.

Comme tout finit par se savoir, le Conseil sut que Bélerin était l’auteur de cette nouvelle atteinte à la tradition. Ainsi que Romilor, il fut convoqué et interrogé.
Il avoua qu’il avait développé des facultés étranges : il était capable de faire apparaître des taches de lumière. Elles pouvaient donner l’illusion de torches dans la nuit. C’est ainsi qu’il avait éloigné les patrouilles cette nuit-là. Il pouvait aussi saisir un objet mentalement et le déplacer à distance. Enfin, il était capable de se transformer suffisamment pour passer inaperçu.
Perplexes, les membres du conseil lui demandèrent des preuves. Le jeune elfe noir démontra ses capacités et leur expliqua qu’il avait toujours su jouer avec la lumière, mais uniquement de nuit car celle du jour l’éblouissait et le mettait mal à l’aise. Il reconnut aussi avoir découvert un ouvrage ancien qui contenait des sorts de magie. Il en avait compris deux. Ce qui prouvait qu’il n’était pas très doué, ajouta-t-il.
Les membres du conseil ne l’entendirent pas de cette oreille. Cette histoire dépassait leurs compétences : ils firent appel au Sage de la Forêt.

Quelques jours plus tard, ce dernier convoqua Bélerin, Romilor et Tolga. Pourquoi choisit-il Tolga ? Je répondrai : parce que c’était écrit. J’aurais pu dire aussi parce qu’il était le fils du seigneur de Kador. Après un interrogatoire rapide, le Sage de la Forêt prévint les parents des trois jeunes gens qu’il les emmenait avec lui. Il les jugeait dignes de rejoindre une des guildes du royaume.

Les parents de Romilor acceptèrent aussitôt. Ils avaient toujours tout fait pour s’intégrer au village et au Royaume. Que leur liane soit remarquée par le Sage de la Forêt les comblait.
Bélerin avait une mère adoptive, une vieille femme accompagnée d’un vieux chien, qui vivait dans une cabane perdue dans les bois avoisinants. Elle hocha la tête, à peine surprise quand il lui annonça la nouvelle, et lui chuchota simplement : « Suis ton destin, mon fils. » Elle fut la seule à ne pas rencontrer le Sage de la Forêt.
Pour le père de Tolga, que son fils aille dépenser son énergie ailleurs et apprenne à la canaliser n’était pas un problème. Pour sa mère, voir s’éloigner la prunelle de ses yeux était un drame terrible. Le père ne savait pas qu’il ne reverrait jamais son fils.
Tous les parents laissèrent partir leurs enfants.

Après un repas de fête, les trois jeunes futurs apprentis partirent avec le sage pour être initiés au sein de trois guildes différentes, en la bonne ville de Bourg-de-Brank.
Bélerin passa les années suivantes à étudier au sein de la guilde des mages ; Tolga apprit le maniement des armes au sein de la guilde des guerriers ; Romilor fut intégrée à la guilde des voleurs.

Sept années passèrent comme une ride sur un étang.

(La suite avec le chapitre 3 – Ma naissance : un grand événement)

Quelques remarques

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Je t’en ai parlé précédemment. Clique et tu retrouveras ce que je t’avais écrit au sujet du roman-feuilleton dont je suis le héros (avec Bélerin dans une moindre mesure).
Tu l’as peut-être remarqué : je me suis amusé à écrire des haïkus (dans lesquels je ne parle pas de Bélerin) en lien avec le village de mon enfance, Kador-sur-Veuve-Joyeuse, la première partie de ce deuxième chapitre de Ne pas se fier aux apparences.
Que penses-tu de cette idée ?

A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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