Anniversaire de mon carnet de bord plus un jour

Anniversaire d’un Carnet de bord

Une journée particulière

Tout anniversaire est émouvant et, hier, j’étais trop bouleversé pour écrire. J’ai préféré passer la journée, roulé en boule sur mon coussin. Le chant des moineaux dans l’arbre qui jouxte mon toit m’a enveloppé de trilles mélodieux qui ont rythmé cette commémoration. Coincé contre ma cheminée, mon coussin, caressé par les doux rayons du soleil, réverbérait sur mon pelage sa tiédeur soyeuse, tandis que, à chaque repas, une tendre souris venait s’offrir à mes crocs. Toute la nature a concouru à mon bonheur ce jour-là. Et quand, vers le soir, j’ai entendu le doux chant d’une chatte en quête d’un compagnon de nuit, je me suis étiré de plaisir, rendant hommage à l’harmonie universelle qui offre, même à un chat de plus de sept cent de vos années, une superbe féline au corps de rêve et aux yeux de braise (Pardonne, ô lecteur, ce cliché, mais c’est ainsi qu’elle m’apparut et, parfois, le désir, pour s’exprimer, n’a nul besoin de littérature).

Il y a un an…

L’an dernier, le 16 septembre, je tendais mes petites pattes musclées vers une touche, puis une autre, en un rythme que je voulais accélérer.
Il s’est amélioré au fil des jours, ce rythme, avec de nouvelles techniques, de nouvelles figures. Écrire est un acte solitaire… Cette maxime est encore plus vraie pour un chat.
Les deux-pattes sont doués de la préhension, cette faculté qui consiste à naître avec des mains pourvus de doigts, ces organes qui permettent de saisir tout objet ou tout être vivant et, en particulier, un stylet, une plume ou un stylo, avec style (Pardonne cette facilité, ami lecteur, mais sur ce Carnet de bord, je ne peux m’empêcher d’user de certaines facilités… Et puis, après tout, c’est mon anniversaire (ou presque) !) mais nous autres chats, pour écrire sur un clavier d’ordinateur, devons sautiller d’une touche à l’autre avec précision sous peine de devoir tout recommencer car, ô paradoxe, ce que nous manions avec le plus de difficulté est… la souris.

Encore avant…

L’invention de l’ordinateur, avec ses touches, et d’internet, avec son réseau, furent une formidable opportunité pour que les consciences puissent enfin correspondre entre elles. Je me suis donc attelé à l’apprentissage des langages html5 et css3 puisqu’ils étaient préconisés. J’ai alors conçu un site de mes petites pattes musclés, en m’inspirant de ces deux codes, afin de présenter mes sublimes poésies (dans les genres du sonnets ou du haïkus, ou sous toutes formes), mon homonyme (le poète grec Eschyle (avec une seule « l »)) ainsi que le récit de ma deuxième vie sur un monde parallèle. Mais je me suis vite retrouvé confronté à l’incapacité d’échanger avec mes visiteurs… si tant est qu’il y en avait. Il me restait soit à apprendre PHP et MySQL, plus d’autres codes aux noms tout aussi barbares, soit à poursuivre mon travail de personnage de chat, qui en est à sa troisième vie et souhaite relater la deuxième tant elle fut extraordinaire. Et donc à utiliser un outils déjà codé, déjà organisé dans le but de publier des articles. J’ai alors découvert WordPress.

Naissance d’un site

C’est pourquoi ma première publication, Naissance d’un site, (que tu peux relire, ô toi qui poses les yeux sur ces mots, en suivant le lien ci-dessus) est consacrée à ce site vitrine. En ce jour anniversaire, il peut être étonnant de constater que je me suis, ce jour-là, davantage penché sur cette réalisation que sur l’avenir de ce Carnet de bord, mais je ne pouvais renier ce que j’avais mis au monde. D’ailleurs, d’une manière générale, je n’ai jamais renié aucun de me enfants, que ce soit au cours de mes trois vies (je rappelle que je suis un chat (siamois de surcroît) et qu’il n’y a là rien d’étonnant) ou dans l’univers dit virtuel. Je suis un personnage, une conscience, qui assume plus que bon nombre de deux-pattes donneurs de leçons.
Comme je le disais, j’ai privilégié cette adresse directe (le tutoiement) au lecteur, à la lectrice, car il est bon, par le truchement du virtuel, que le personnage (que je suis) s’adresse directement à toi qui caresses ces mots, et que tu perçoives mes ronronnements en écho à ton plaisir de lire. Un auteur ne peut se permettre ce genre de familiarité, il est emprisonné dans ses pudeurs, ses soucis d’équilibre et de distance dans le récit. Le personnage n’a pas cette inquiétude : il existe parce que tu le lis, parce que tu l’imagines, parce que son existence engendre du rêve en toi, parce qu’il te permet de t’élever en toi-même.

Jacques Prévert

Et j’étais enchanté de rendre ainsi hommage au poète Jacques Prévert. Placer un lien n’est jamais simple pour moi. La plupart des référenceurs orientent systématiquement vers Wikipédia, entre autre parce que c’est un gros site. Le site le mieux référencé quant à ce grand poète écrit qu’il écrit comme il parle et c’est pourquoi ses histoires sont si belles et vraies. Même si cela part d’un bon sentiment de la part de l’auteur de ce site, je voudrais mettre un bémol. Jacques Prévert donne l’illusion qu’il écrit comme il parle, parce qu’il écrit avec simplicité. Écrire ainsi est le fruit d’un long travail sur la langue française. Et qui s’est un tant soit peu plongé dans sa poésie aura compris qu’il maîtrise les subtilités de cette langue et qu’il connaissait les poètes qui l’ont précédé.
Il faut cesser de faire croire qu’il suffit d’écrire comme on parle pour être compris de tous.
Mais je m’échauffe. Pour en savoir un peu plus sur ce sujet, il te suffit de relire mon article sur le roman populaire, ami de passage sur cette page. Je t’adresse mes plus doux ronronnements (de chat (siamois de surcroît)).

Plaisir d’écrire

Déjà, dès ce premier article, je parlais du plaisir d’écrire, indispensable pour tracer dans cette voie (si je puis m’exprimer ainsi), et indissociable du souci de traduire au plus juste les sentiments ressentis. À ce sujet, je te conseille mon article Ressentir et exprimer (là, encore, en ce jour anniversaire, il te suffit de suivre le lien.)
Le plaisir d’écrire progresse avec la prise de conscience de la complexité de cet acte. J’aime offrir mon point de vue, mais le récit offre parfois divers angles de vue, et il est bon au lecteur d’en avoir connaissance. C’est aussi pourquoi j’ai écrit un article à ce sujet, lisible en suivant le lien indiqué. J’ai même rédigé trois sonnets pour illustrer cette thématique, et je les ai situés sur le monde de Belmilor, là où j’ai vécu ma deuxième vie. Je les ai intitulé Trilogie fantasy. Je les offre à ta lecture par le simple jeu du clic de souris sur le lien proposé.

Quel programme ?

Quelques jours après la publication de cette Naissance d’un site, je présentais, dans Écrire le rêve, écrire l’imaginaire, les axes éditoriaux de ce site. Tu peux le relire, tu constateras que ma ligne, tracée alors, a été tenue.

Écrire le rêve : un programme annoncé

Dans ce carnet de bord (web log en anglais, ou blog…), je partagerai mes expériences liées à l’écriture et au rêve dans la vie consciente. L’écriture qui incite au rêve, et celle qui en naît et l’engendre à son tour. Je parle ici du rêve, construction de l’imagination à l’état de veille, pensée qui cherche à échapper aux contraintes du réel. (Le petit Robert 2013)

écrivais-je alors en guise d’introduction.
J’ajoutais :

Pourquoi le rêve ?

Tout simplement parce que mes pérégrinations, comme je l’ai déjà raconté, sont considérées comme relevant du rêve éveillé.
(…)
Je dicte mes souvenirs à mon deux-pattes qui se doit de les retranscrire le mieux possible.

Comment ?

Je ne sais pas encore quelles formes prendront ces articles, ces petites notes, ces expressions écrites d’émotions ressenties, ou ces petits textes écrits pour la circonstance… Je sais que j’aurai à cœur de les partager avec vous, ainsi que mon deux-pattes l’accomplit sur les scènes de slam où je l’envoie.
Ce sera un peu ma scène de slam à moi… Mais au lieu de « spoken words », ce seront des « written words »…

Quand ?

Je m’astreindrai à au moins une publication hebdomadaire. J’alternerai des pages de fantasy avec d’autres consacrées à la poésie. Cela me permettra aussi d’avancer dans la réflexion sur ces formes d’écriture et sur ma manière de les appréhender. Peut-être publierai-je de temps à autres des billets d’humeur sur les deux-pattes ou des critiques sur des œuvres qui m’auront particulièrement touché ? Peut-être y aura-t-il parfois plusieurs articles dans la semaine ? Je laisse la porte ouverte à l’imagination et à la surprise.
Je souhaite que ce lieu soit celui de la réflexion hebdomadaire quant à l’écriture du rêve.

Observations

Sans m’envoyer de fleurs (que je dévorerais aussitôt si c’était le cas), je crois avoir tenu ce cap. J’ai publié plus souvent deux articles par semaine qu’un seul. Mon feuilleton, qui paraît désormais chaque lundi, est inscrit dans le genre de la fantasy (Oui, c’est là un paradoxe : ma deuxième vie est si extraordinaire que les deux-pattes la rangent dans l’univers de la magie et des épées).

Mes succès

Certains articles ont, apparemment, rencontré un succès (en nombre de F ou de T). Je citerai :

  • Écriture, un sonnet écrit en hommage à l’écriture ;
  • Le Haïku, un article présentant mon approche de cette forme poétique importée du Japon.

Mais je sais que ce sont les haïkus écrits en hommage à Mandela, après son décès, qui ont fait décoller mon Carnet de bord, en terme de visites :

Leçons ?

Quelles leçons en tirer ou en déduire, en ce jour anniversaire ? Il semblerait que l’actualité influe énormément sur les visites. Publier mon premier hommage quelques heures après l’annonce du décès de Madiba a joué sur une forme de reconnaissance de mes écrits par les robots…
Mais là n’est pas mon objectif : je suis un personnage. Pour vivre, j’ai besoin de toi, ô lecteur et de ta capacité à rêver en ma compagnie. J’ai beau dire et répéter que je suis chat (siamois de surcroît), je suis perçu de façon différente par toi qui me lis à cette seconde et par celui qui t’a précédé quelques secondes ou minutes auparavant. C’est la beauté de ton regard qui me rendra beau. Mes écrits ne sont pas faits pour durer le temps d’un article (sauf ceux qui sont des billets d’humeur) mais pour vivre par ta grâce.

Le feuilleton de L’Eschylliade

C’est par là que je finirai car narrer le récit de ma deuxième vie me tient particulièrement à cœur tant elle fut extraordinaire. C’est dans ce domaine que je recherche des lecteurs car, composée de dix volumes, je ne pourrai poursuivre dans la dictée de cette saga à mon deux-pattes s’il ne reçoit pas (si JE ne reçois pas !) un retour sur investissement. En l’occurrence, il s’agit d’investissement deux-pattes de sa part, et les deux-pattes sont des êtres fragiles qui ont besoin de manger, s’abriter et subvenir aux besoins de leurs petits.
C’est pourquoi j’ai écrit un article qui me tient particulièrement à cœur car il est sans doute ma raison d’être ici, sur cet océan immense et agité qu’est le web, et d’y croire. Je veux croire au lecteur audacieux qui saura faire preuve de solidarité, d’imagination et de sensibilité en ne se soumettant pas aux seules sirènes des produits consommables pour deux-pattes. C’est pourquoi j’ai invoqué le lecteur de demain dans Solidaire : le lecteur à venir. Tu te demandes comment faire preuve de solidarité ô lecteur ? Il y a mille moyens. Je t’en propose quelques-uns sur la page Don et feuilleton.
Je pourrais continuer à t’écrire, à m’écrire, toi qui es parvenu jusqu’à ce stade, mais il est temps que je pose ici un point final, sinon ce ne sera pas plus un jour que je devrai ajouter à cet anniversaire mais plusieurs.
Et comme c’est mon anniversaire, j’offre à tout lecteur de passage la possibilité, pendant une semaine, jusqu’au 23 septembre prochain, de lire mon feuilleton… sans avoir besoin de connaître le mot de passe.

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A propos Eschylle

Autant le dire tout de suite, je suis un chat. De surcroît, vous pouvez le constater, je m’exprime dans votre langue. Si j’avais miaulé, vous n’auriez rien compris. Ni même rien entendu puisque nous sommes dans le virtuel. Et l’écriture chat est un secret bien gardé.
J’apparais, sous la forme d’un siamois, à Paris en 1989 (28 06 1989), après avoir parcouru de nombreux plans d’existence. Je m’offre alors un deux-pattes fidèle et attentionné. Les péripéties de la vie me font découvrir qu’il n’est pas pourvu que de qualités, et tarde à écrire sous ma dictée. Je meurs et renais en 2006 (je vous rappelle que je suis un chat, il n’y a là rien que de très normal). Fin 2008, je prends mon deux-pattes en patte et commence à lui dicter mes souvenirs. Début 2011 est publié, sous son nom, mon premier roman, L’Arc de la lune. Les souris sont mon seul vice. Avec le chocolat. Oui, je sais, c'est inhabituel chez un chat. Je serai enchanté de répondre à toutes vos questions, quelles que soient vos origines (marsupiaux, félins, muridés (même les rats, j’adore les rats (surtout accompagnés de petits oignons, ou au naturel) !), ou même deux-pattes…)
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